« WATEBA  DANCE » ©

 

                                                                                         

 

‘Wateba’ est un mot Akposso du Togo centre qui signifie : "l’accomplissement sur terre du projet que tu avais dessiné quand tu étais dans les limbes".

 

 Formation de jeunes danseurs togolais et création de spectacles organisés par Brin de Chocolat et Dunia Dance Theatre.

Descriptif

En collaboration avec Dunia Dance Theatre asbl (DDTh),  une compagnie de danse moderne basée à Bruxelles, Belgique, Brin de Chocolat (BDC), une association à but non lucratif basée à Lomé, Togo, met sur pied un programme ayant pour objectif la formation de danseurs togolais sur une période de 2 ans ainsi que la création et diffusion de spectacles de danse et de théâtre.

 

Objectif  

Le programme a pour but de placer les jeunes au centre du développement à la fois personnel (en développant et en exerçant leur art) et collectif, au sein de leur société en leur enseignant un métier et en leur inculquant la discipline et la recherche de l’excellence. Il s’agit de donner à ces jeunes danseurs déjà professionnels une formation technique pour mieux asseoir leurs bases et leur permettre d’acquérir des connaissances techniques comparables à celles des danseurs professionnels ailleurs dans le monde.

Notre ambition n’est pas qu’ils « s’exportent », même si voyages et échanges sont souvent enrichissants, mais bien de rehausser le professionnalisme et le niveau de la danse en général, afin que ce secteur jouisse d’une plus grande reconnaissance.  Nous voulons inculquer aux danseurs la rigueur et discipline nécessaires dans la danse moderne et promouvoir la création en Afrique d’une danse moderne née du travail d’Africains maîtrisant non seulement le mouvement traditionnel africain mais aussi les techniques à la base du moderne et du contemporain en Occident. Il importe de signaler qu’il n’existe pas en Afrique de l’Ouest ni d’école, ni de programme permettant aux danseurs d’acquérir, sur une période continue, des bases techniques. Notre projet s’attèle, dès lors, à renforcer l’essor actuel de la danse contemporaine/moderne africaine.

 

Groupe cible

 10 jeunes danseurs togolais de talent

 

Délimitation géographique du projet

Dans un premier temps la formation et la création se feront au Togo dirigé par la compagnie Dunia Dance Theatre basée en Belgique. Par la suite nous avons l’ambition de diffuser nos spectacles dans les pays francophones et anglophones citons notamment le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Ghana et  la Sierra Leone.

 

Formation

Encadré par DDTh  (déjà associé à la formation des danseurs et création de curriculums pour des danseurs en Angleterre, au Togo et en Jamaique avec la Jamaican School of Dance), BDC compte offrir à des jeunes danseurs africains une formation agréée par les Ministères de la Culture et de  L’Education couvrant  l’enseignement  de techniques de danses moderne (Graham, Horton et Limon), contemporaine (release-based), classique (technique de base), jazz et africaine,  mais aussi de Pilates, de Yoga et d’anatomie pour le mouvement.  Sur une période de 2 ans, nous confierons nos danseurs à l’équipe des formateurs de Dunia Dance Theatre.  Les danseurs seront aussi appelés à participer au programme DDTh/BDC de stages dans des écoles locales en tant qu’animateurs et professeurs et  à donner cours à leur tour au Centre BDC. La formation se fera principalement à Lomé au centre de BDC. A cela s’ajouteront des stages intensifs à Kpalimé et ailleurs dans le pays pour donner une plus grande visibilité au programme. Un certain nombre de cours hebdomadaires seront ouverts à un plus grand public et offerts gratuitement à des jeunes de milieux défavorisés. Des percussionnistes et autres musiciens africains assureront l’accompagnement musical des cours et spectacles et participeront également à la création de spectacles.  Comme le programme inclus des cours de Pilates, de Yoga et d’anatomie nous nous proposons d’aider certains des danseurs à acquérir une formation de masseur ou de professeur de Pilates ou de Yoga  en suivant des stages en Belgique pour des formations complémentaires et hautement rentables. BDC a également mis en place un cours hebdomadaire pour les enfants handicapés.

 

Création

Les ateliers de création se feront parallèlement aux cours.  A la fin de chaque trimestre, nous présenterons un spectacle de fin de stage qui sera proposé aux théâtres, festivals et aux programmateurs africains et étrangers pour diffusion.

Nos créations aborderont plus particulièrement des problématiques d’actualité en Afrique et surtout du Togo tels que le VIH/SIDA, les conflits de genre, les problèmes de la jeunesse liés à la pauvreté, etc. Ces  thèmes seront au centre du travail réalisé dans les écoles ou centres de jeunesse.

Pendant toute la période de la création, BDC oeuvrera pour la promotion d’activités autour de ces mêmes thèmes dans d’autres domaines artistiques tels que le théâtre et les arts plastiques.

 

Diffusion 

Les spectacles sélectionnés seront diffusés au Togo et ailleurs par des partenariats. Certains seront également présentés en Belgique et en Angleterre à travers DDTh. Nous associerons les médias locaux à notre action par des émissions télévisées et radio-diffusées au Togo et ailleurs[1].

Une captation vidéo sera faite de chaque spectacle. Nous garderons également un journal vidéo du processus formation/création. Des journées portes ouvertes et des tables rondes seront organisées sur le rôle que peuvent jouer la danse et la création artistique dans le développement de l’Afrique. Notre objectif est de sensibiliser le public sur le travail que nous faisons et de contribuer à la réflexion sur le développement de l’Afrique notamment par la valorisation de ses capacités artistiques.

Ce programme a été précédé d’un stage de 3 semaines pour sélectionner les participants au programme de formation. Ce stage s’est conclu par un spectacle intitulé «HIS STORY» qui a été un grand succès grâce au niveau d’excellence atteint par les danseurs en l’espace de quelques semaines.  Dans cette nouvelle pièce le chorégraphe Sierra Leonais, Harold GEORGE de DDTh, expérimente une nouvelle façon de raconter à travers la danse les histoires d’africains ou de membres de la diaspora souvent marginalisés par l’image que les grands médias projettent de leur vécu. La version de HIS STORY présentée à Lomé a intégré les histoires des jeunes danseurs Togolais (parlant de la solitude, la peur, l’injustice, la marginalisation et l’ignorance) au travail chorégraphique engagé par la compagnie dans des ateliers et  spectacle organisés en Belgique. Ce travail s’inspire  des mythes et légendes  bantous et des écrits de plusieurs auteurs africains et tentent de refléter les perspectives propres au continent distillées à travers des jeunes d’aujourd’hui qui vivent une réalité en pleine mutation. La présence d’un jeune danseur Belge lors de ce stage contribue à l’échange culturel. Ce spectacle sera rejoué au Togo au mois de septembre et en Belgique aux mois d’octobre et novembre 2005 et mai 2006.

 

Comment le projet s’inscrit-il dans le cadre du développement structurel  

 L'art peut être source de revenus (musiciens et musiques, tourisme, troupes de danses) et   susciter un éveil et une prise de conscience des populations par rapport à l’art en tant qu’outil au service du développement.

 A cette fin, nous tentons à travers ce projet d’offrir à des jeunes souvent désoeuvrés  la possibilité de faire carrière dans ce métier ou des métiers connexes, et d’éviter la fatalité du départ à l'étranger. Le programme vise le développement endogène de l'industrie culturelle  (costumes, musiques et musiciens, stages touristiques) et permettra d’accroître les compétences des danseurs africains,  de les valider par des titres professionnels et partant de rehausser le profil de cette filière. Des projets comme cette collaboration avec le Dunia Dance Theatre renforcent la position du centre BDC, et augmentent sa visibilité et son expérience de mise en oeuvre de projets durables avec des partenaires à la fois européens et  africains. Ils permettent de promouvoir la création de réseaux artistiques à l'intérieur du continent africain par delà les barrières linguistiques, d’établir des liens avec d’éventuels programmateurs européens et africains et de diffuser une vision plus juste du rôle de l’art dans le développement. 

 

Dunia Dance Theatre asbl et CV du Directeur Artistique

Dunia Dance Theatre  est  une  association créée pour le développement de la danse afro moderne et  la promotion et la mise en valeur de la culture  noire et africaine. L’équipe est dirigée par la présidente  Paule Kekeh et la Sécrétaire, Annie Rose Kitchin. Harold George est le Directeur Artistique et chorégraphe. Son travail résulte d’un mélange des danses africaine, moderne, jazz et ballet et est très fortement influencé par des thèmes et approches de la culture africaine.   

 

Harold George est né à Freetown, Sierra Leone, où il a fait ses débuts en danses africaine et moderne. Il a poursuivi sa formation en danse classique, moderne et contemporaine à Londres au Morley College et au Pineapple Dance Center avant de s'installer à Bruxelles où il a travaillé avec plusieurs compagnies comme celles de Hamid Targui et de Monette Loza. Il part ensuite à New York, où il fréquente la " Martha Graham School of Dance ", et danse avec le " Martha Graham Ensemble ". On a pu découvrir sa chorégraphie en Belgique, à l'occasion de la première représentation de "Dance Salad ". C'est cependant aux Etats-Unis, notamment New York et Houston, qu'il acquiert ses lettres de noblesse en tant que chorégraphe. Avant l’actuel projet Harold a crée « Yoko, Une reine Africaine » avec l’aide du Fonds Européen de Développement qui a réunis 13 artistes Européens, Africains et Jamaïcains dans un spectacle de Danse Théâtre qui, après une saison réussi en Belgique en 2003, tournera en Angleterre en 2005.

"…il est l’un de ces rares artistes qui combinent avec succès, la beauté, la puissance, la technique et l’expression artistique..."
Luisa Moffet, The Bulletin

 

 



[1] Canal 7 Togo a filmé le travail de formation sur place et reviendra pour filmer l’évolution du processus.

©2007 BRIN DE CHOCOLAT

 

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©2007 BRIN DE CHOCOLAT

 

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